Les Américains ont forgé un concept, le « Not in My Back Yard » (« pas dans mon arrière-cour »), pour caractériser cette attitude (1).
Et soyons honnête, la défense de notre environnement immédiat, de notre confort, de nos intérêts est une attitude bien partagée.
Nous allons vraisemblablement assister dans les prochains mois à Louveciennes à une cristallisation des mécontentements lorsque des décisions seront prises en matière de constructions sociales et de densification des quartiers déjà urbanisés, ceci dans le cadre du futur Plan local d’urbanisme (PLU).
La volonté d‘André Vanhollebeke, notre maire, de faire passer Louveciennes de 7 400 habitants à 9 000 habitants ne sera pas facile à réaliser. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il nous a expliqué les raisons de cette croissance attendue de la population (loi SRU) et la réponse raisonnable qu’il souhaite voir apportée (cf article du 15 juillet 2009 "Désendettement, investissements, PLU : les choix du maire").
Dans le cadre des réflexions d’un groupe de travail du PLU (2) un premier recensement des réserves foncières de Louveciennes pouvant servir à implanter des logements sociaux a été effectué ; ont été retenus le terrain des Plains Champs (terrain de football), le Parc des Clos, le Parc de la Pelouse et le parc de la Haute Barre, A ce stade il ne s’agit que de réflexions.
Cependant, rapidement des oppositions se sont faites jour.
Ainsi le Comité de défense du Quartier Joffre qui oeuvre depuis quelques mois pour les intérêts de ce quartier s’élève contre d’éventuelles constructions sur le parc de la Pelouse, la parcelle haute de Joffre, le terrains de la Haute Barre.
Construire dans ces lieux reviendrait selon ce Comité à :
« - supprimer des espaces verts qui contribuent à la qualité de la vie dans notre quartier
- ajouter encore à l'augmentation du trafic automobile rue du Maréchal Joffre- et, pour la Haute Barre, il faudrait pour y construire probablement sacrifier le chemin du même nom, l'un des derniers de ce genre à Louveciennes dont il fait partie du patrimoine. » (3)Nul doute que d’autres oppositions vont apparaître et se développer.
Pour surmonter les intérêts particuliers (qui peuvent être légitimes) il y a bien la notion d’intérêt général mais si celle-ci a une traduction en droit administratif et dans la jurisprudence du Conseil d’Etat, elle est en réalité très relative. Les choix relèvent donc du politique et c’est à cette aune qu’on jugera le développement futur de Louveciennes.
Photo Parc des Clos (vue partielle)
Références
(1) L’acronyme de Not In My Back Yard est NIMBY. Une mobilisation de ce type s'organise souvent dès qu'une administration étatique ou locale ou encore une entreprise annonce la construction d'une autoroute, d’un aéroport, d'un centre d'enfouissement de déchets radio-actifs, de lignes TGV, de lignes à haute tension, d'une antenne radioélectrique, d'un incinérateur de déchets, d'une ligne à haute tension, d’une prison, des parcs d’éoliennes etc. On parle du syndrome NIMBY l'attitude des personnes qui veulent tirer profit des avantages d'une technologie moderne, mais qui refusent de subir dans leur environnement les nuisances liées aux infrastructures nécessaires à son installation.
(2) Groupe de Travail PLU «Répondre aux besoins en matière de logement » Compte-rendu du 10/06/2009On rappellera que l’ensemble des rapports des groupes de travail PLU sont disponibles sur le site de la Mairie.
http://www.mairie-louveciennes.fr/
(3) Adresse du site du Comité de défense du Quartier Joffre
http://joffrelouveciennes.over-blog.com/





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