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21 décembre 2010

Commentaires

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Bonjour,

Plusieurs remarques me viennent à l'esprit :
- Une remarque de fond. Comme le font remarquer les élus, à quoi servira le futur PLU si l'ensemble des décisions majeures sont prises en amont de celui-ci et mise en œuvre ?
- On parle de logements sociaux, de 40 %, de petites surfaces ? Est ce que cela correspond à une réelle demande des Louveciennois ? En observant, mon entourage et les statistiques de l'INSEE (-11 % sur les 18-45 ans entre 1999 et 2007), il faut certes des logements sociaux, mais plus à destination des familles nombreuses (2, 3 enfants ou plus) ayant des revenus moyens pour Louveciennes ce qui signifie environ 4000 € à 6000 € par mois. Les logements sociaux sont divisés en 3 catégories de revenus (PLAI, PLUS, PLS : http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=5641 ). Il serait pertinent d'avoir une répartition correspondant à la population (en gros 10%, 12% et 18 %). Il y a aussi les logements PLI (hors loi SRU), qui pourraient correspondre à une tranche supplémentaire approchant ainsi les 60% de M Leprête.
- Les logements de petites tailles sont peu nombreux à Louveciennes, mais pour être occupé par qui ? Je connais de nombreux cadres, aujourd'hui la retraite qui occupent de grands logements "familiaux" (Résidence Dauphine, Les Clos, ou des maisons) qui aimeraient bien rester sur Louveciennes dans des logements avec moins de pièces, mais de même standing. Rien n'est prévu.
- Pour ce qui est de la partie privée, il serait pertinent de vendre les terrains à des Louveciennois en direct et non a un ou des promoteurs qui se chargeront de faire une belle plus-value et construisant des maison moches, toutes identiques, sans ames, de qualités médiocres, pas toujours adaptées aux besoins des habitants. Le temps des lotissements type "Plains champs" ou "Grille royale" est dépassé ! Si il faut construire un nouveau quartier, il faut le faire dans la diversité, c'est ce qui dans 30, 50, 100 ou 200 ans fera la richesse de Louveciennes.
- "éco-résidence" ne veut rien dire, il est nécessaire de parler en termes de normes ou de certification : HQE, Basse consommation, Trés basse consommation ou logement passif voir à énergies positives.

4000 € ou 6000 e ne sont pas des revenus moyens ! ces personnes peuvent se loger dans le privé.

les logements sociaux ne doivent pas seulement être destinés aux Louveciennois, ils doivent permettre d'accueillir d'autres populations.

La proposition de M. Leprêtre me parait tout à fait acceptable afin de rehausser le pourcentage de logement sociaux sur Louveciennes.

" 4000 € ou 6000 ne sont pas des revenus moyens !"

A Louveciennes, c'est le cas, et dans une bonne partie de l'ouest parisien.

http://www.salairemoyen.com/salaire-78350-Louveciennes.html

Et avec 1500 € (un tiers du revenu), vous ne trouvez pas sur Louveciennes de logements à louer pour une famille avec 2, 3 ou 4 enfants (3 ou 4 chambres). De même pour acheter, en primo accédant ou pas, c'est financièrement impossible ou suicidaire. Ce qui explique les -11% d'habitants sur la tranche des 18 - 45 ans, de 1999 à 2007, c'est juste l'avenir de Louveciennes qui se voit contrains de partir.

Mais continuons sur des projets à court termes, sur des partis pris politicien, sans une étude réelle des données existantes, des besoins, le tout ficelé tant bien que mal.

C'est l'histoire du gars qui saute d'un gratte-ciel, et qui pendant toute sa chute répète "Jusque là tout va bien"...

Monsieur Leprêtre s’il avait le pouvoir ne construirait que des logements sociaux à Louveciennes. L’explication est simple : il espère trouver de nouveaux électeurs pour son parti. Il nous amenerait des familles à problèmes Peu lui importe la tranquillité des louvecienois !!! c’est un demagogue !!!

Des logements sociaux avec des conditions de ressources à 6000 € cela n'existe pas. Avec de tels revenus il est tout à fait possible de se loger à Louveciennes dans le privé.

En réponse à Monsieur GD, je lui conseillerais de relire l'article où il est bien exposé que M. Leprêtre ne propose que 50% de logements sociaux sur les Plains Champs, où alors je n'ai rien compris. Sa position me semble assez mesurée et le qualificatif de "démagogue", s'il s'applique effectivement assez bien à certains membres du conseil municipal, ne correspond pas vraiment à M.Leprêtre. je trouve au contraire ses prises de position assez mesurées et d'ailleurs pas très éloignées du maire actuel, une petite touche de social en plus.

Il nous paraît intéressant de compléter les statistiques de l’INSEE fournies par Raphaël par les données suivantes (données 2007) :
Le parc de résidences principales à Louveciennes (maisons + appartements) s’élève à 2 785 unités et se décompose ainsi :
- une pièce : 209 (7,5 %)
- deux pièces : 243 (8,7 %)
- trois pièces : 529 (19 %)
- quatre pièces : 535 (19,2 %)
- cinq pièces et plus : 1 270 (45,6 %)

Dans cet ensemble, les propriétaires représentent 65,9 %, les locataires : 30,3 % (dont 12,6 % sont locataires d’HLM), les ménages logés gratuitement : 3,8 %.

Autre donnée à considérer : la part des ménages habitant à Louveciennes depuis moins de 2 ans représente 11,3 %, les ménages habitant de 2 à 4 ans : 17,2 %.

Le chiffre important d’appartements et de maisons comportant 5 pièces et plus constitue une caractéristique de Louveciennes ; il n’est donc pas déraisonnable de faire porter l’offre, dans une première approche, en direction de logements de petite taille qui correspond à un besoin exprimé par des jeunes ménages, des « familles monoparentales » ou des seniors.

Dans deux tiers des cas, les résidences principales sont habitées par leurs propriétaires ce qui est certainement un choix judicieux en terme de patrimoine mais a l’inconvénient d’entraîner une certaine rigidité dans l’offre.

Enfin que 28,5 % des résidents habitent Louveciennes depuis moins de 4 ans traduit le fait que les mouvements de population sont élevés (ce qui après tout est normal dans le Grand Paris). En sens inverse, près de la moitié des résidents habite Louveciennes depuis plus de 10 ans.

La rédaction

@jj Suivez le liens indiqué dans mon premier message. Ça donne le plafond de ressources par type de logements sociaux. Par exemple un couple avec 3 enfant le plafond est 72 435 € en PLS. ou un couple avec deux enfants le plafond est de 47 067 € en PLUS.

Pour en revenir au chiffre, il serait intéressant de connaitre l'occupation des logements. Le nombre d'habitant par pièce.

Jeunes ménages, ça devient "rapidement" famille avec enfants ! et 2 ou 3 pièces ne suffisent plus

Il serait aussi intéressant de connaitre précisément la constitution exact du parc de logement sociaux de Louveciennes, par taille et par type de logement. Je crains qu'il n'y est que des logements de type PLAI.

Sur ce, Bon Noël !

Vous trouverez sur le site louveciennes.com un petit film de 3 minutes illustrant ce que pourrait être le projet des Plains Champs.

je sai pas si le Monsieur ki di ke un revenu moyen et entre 4000 et 6000 euro alors le pauvre pour ce monsieur toucherair 1000euros lol monsieur fo se reveiller on ner en 2011 il fo voir plus loin ke sont nez et je vou di ke un logement sociaux il y a un revenu a ne pas depasser sinon le logement social nexisterait pas et sur la question de logement social il en fo plus et c pas pour ke Mr lepretre ai plus de voix c juste ke fo savoir partager et loger des etre humain a faible revenu mai ki sont des etre humain

Deux vidéos sur les scénarios d'aménagement possibles ont été postées sur YouTube par Louveciennes Ensemble(Parti socialiste) à cette adresse http://www.youtube.com/watch?v=xRRLqte7sBE&feature=player_embedded

Louveciennes Ensemble, sur son blog http://louveciennes.over-blog.org/article-amenagement-du-quartier-des-plains-champs-suite-decouvrez-les-deux-scenarii-envisages-65044837-comments.html#comment74741603, n'indique cependant pas qui précisément a réalisé ces scénarios et pour le compte de qui.

TOUT SEMBLE FICELE.
TOUJOURS CETTE MANIE DU MAIRE ET DE SON ÉQUIPE DE FAIRE SES COUPS EN DOUCE ET LE JOUR VENU ON DEVRA DIRE AMEN. LE CONSEIL MUNICIPAL EST A SA BOTTE.
A QUAND UN WIKILEAKS A LOUVECIENNES ???

wikileaks à Louveciennes cela existe déjà. Allez sur louveciennes.com et vous verrez que les Verts (Louveciennes ensemble) ont diffusé des vidéos sur ce projet. et ils en annoncent d'autres...Bravo à eux

Les deux vidéos sur les scenarii d'aménagement des Plains Champs signalés par le blog de "Louveciennes-Ensemble/PS/Verts" ont été supprimées sur You tube par leurs auteurs, la Centrale de Création Urbaine et ne sont donc malheureusement plus visibles.
Une présentation publique du projet par l'équipe municipale est prévue dans quelques semaines.

Bonjour,

Des réunions ont eu lieu cette semaine dans le cadre du PLU. Pouvez-vous nous en dire plus? Merci.

Il est prévu de présenter le projet ? Donc la concertation passe à la trappe ? Comme d'habitude...

Sans parler que ça se fera avant le PLU, mais la zone des plains champs représente 50% des zones à projet du PLU. C'est du grand n'importe quoi. (et encore je reste poli).

Dans le prolongement du commentaire d’Antoine

Effectivement, trois « groupes de travail PLU » se sont réunis ces derniers jours pour recueillir les avis des participants ; l’ordre du jour concernait plus précisément le projet du plan de zonage avec les règles de construction.
On trouvera ici quelques impressions (nécessairement sélectives), pour le reste on voudra bien se reporter aux comptes-rendus qui seront mis en ligne prochainement sur le site de la mairie.

Sur le fonctionnement des groupes de travail

Les « groupes de travail » réunissaient entre 20 et 30 personnes sur la base du volontariat ; ils n’étaient donc pas représentatifs de la population de Louveciennes ; on ne pouvait pas les considérer comme « co-producteurs du PLU ». L’élaboration du PLU relève de l’équipe municipale qui en porte « la responsabilité politique ce qui ne veut pas dire qu’elle doive rester insensible à toute proposition.
Par ailleurs, certains participants sont venus défendre longuement et avec opiniâtreté leur dossier personnel, ce qui est après tout humain.
Il convient de noter que les animateurs de l’équipe municipale, s’ils ne disposaient pas sur tous les points des réponses complètes aux questions posées, ont conduit les débats d’une manière très apaisante.

« Commerces et développement économique » (Philippe Chrétien, conseiller municipal chargé des Affaires économiques, assisté par Dominique Parisot, directrice des services)

Par rapport à la réunion précédente du 18 novembre (cf le CR détaillé sur le site de la mairie), peu d’évolutions. Les zones d’activité commerciales et économiques sont bien identifiées étant entendu que le projet urbain des Plains Champs et l’aménagement de Villevert font l’objet d’un traitement séparé.
Pour ce qui est de Villevert, il a été rappelé que le permis de construire initial (attribué à Canal+) portait sur 110 000m2 de bureaux ; le PLU permettra l’accueil d’autres activités : la superficie des bureaux sera ramenée à
55 000m2, les commerces aura droit à 40 000 m2, l’hôtellerie 10 000 m2 et les logements dits « corollaires » 6 000 m2 ; s’y ajouteront
5 000 m2 d’équipements publics (comme le centre départemental de lutte contre les incendies).
Pierre Issard (Président de l’association Racine) est intervenu pour demander qu’on maintienne en zone ND la bande de terrain entre la RD113 et la Seine et ceci pour être cohérent avec la politique de reconquête des rives.

« Environnement » (Stéphane Pihier, maire adjoint, Michel Zourbas assistés par Dominique Parisot)

Un excellent travail a porté sur l’identification de circulations douces, la protection des « arbres remarquables, la limitation des panneaux publicitaires…
On a eu cependant l’impression que le point de vue adopté était uniquement celui du promeneur (ou du cycliste) du dimanche, ce qui correspond bien à une population vieillissante et à l’actuelle société des loisirs. Peu de choses en vérité sur les déplacements liés à une activité professionnelle. Certes après des années de primat accordé à l’automobile, il fallait que le balancier nous amène à plus de raison. Mais faut-il pour autant oublier le fait que le Louveciennois qui peut être piéton, cycliste à certaines heures est également automobiliste à d’autre heures et pour cela il lui faut entrer et sortir de la commune. Quels sont les voiries dédiés à cet usage ?
On essaye également par tous les moyens de restreindre le trafic de « transit ». L’automobiliste « en transit » c’est toujours l’autre…. Et lorsqu’un Louveciennois utilise sa voiture pour rejoindre l’A86 à Rueil par exemple, il est nécessairement en transit sur les terres de la redoutable mairesse de Bougival….
De même, le stationnement en centre-ville, sujet hautement sensible n’a pas été franchement abordé. Se pose frontalement la question du stationnement résidentiel. On va insérer dans le règlement du PLU des exigences en matière de places de stationnement pour les constructions nouvelles, c’est bien, mais que fait-on pour résorber le déficit actuel ? On sait que dans certaines résidences (Parc du Château par exemple) il y une insuffisance criante de places de parking ou de garage (un appartement sur deux n’a pas de parking ou de garage…..) ; de plus ceux qui existent ne sont pas occupés rationnellement. Ceci se traduit par une occupation abusive des places de stationnement gratuites du domaine public (parking de la mairie, parking Leclerc, le long de la rue de la Croix-Rouge…). Il s’agit d’une ressource pourtant rare. En « économie » (science des ressources rares), on enseigne que cette question peut être traitée de deux manières : par les prix (c’est-à-dire le stationnement payant) et/ou par la réglementation (ce qu’on essaie de faire, mais très partiellement). Le « laissez-faire » ne constitue certainement pas la bonne politique. Le problème n’est certes pas facile mais a-t-il été posé dans toutes ses dimensions ?

« Vie sociale et habitat » (Dominique Demai, maire-adjoint, Jean-Dominique Masseron, conseiller municipal assistés par Clotilde Lelièvre du service de l’Urbanisme)

Cette séance était plus animée (agitée) que les précédentes car les résidents actuels des Plains-Champs, venus en nombre, étaient « vent debout » contre les projets d’urbanisation de l’ancien terrain de football. Des arguments divers ont été avancés pour s’y opposer : la défense du sport, les difficultés de circulation, la scolarisation des enfants… Le fait que ce projet d’urbanisation soit traité d’une manière séparée (avec présentation publique du projet, enquête publique) n’a pas calmé les intervenants.
La partie centrale de la réunion était consacrée à la présentation des règles de construction dans les diverses zones en fonction de paramètres techniques comme le Coefficient d’emprise au sol (CES), le Coefficient d’occupation des sols (COS), la hauteur,…
D’une manière générale, à l’exception des grandes résidences, des possibilités d’extension seront offertes aux propriétaires dans la plupart des zones avec comme résultante une densification accrue dans une proprotion de l’ordre de 10 à 15%. On relèvera en particulier que dans les « pôles de centralité » (autour de la gare, rue du Maréchal Joffre) on verra vraisemblablement se transformer le profil bâti actuel car il sera possible de remplacer, par exemple, un pavillon de « plein pied » par un immeuble R+2.

La rédaction

Lors de la séance du conseil municipal du 10 février 2011, le maire, André Vanhollebeke a été amené à répondre à une question posée par les représentants de la liste « Louveciennes Ensemble/PS » qui l’interrogeaient sur l’appel qui serait fait à un prestataire pour assister la commune dans l’aménagement du secteur « Plains Champs – Route de Saint-Germain ».
Le maire a tenu à reprendre le fil des évènements. Ce projet d’urbanisation est connu depuis février 2010 lorsqu’il a été décidé de regrouper sur le stade du Cœur Volant l’ensemble de l’activité football. A partir de cette date « nous avons été contactés par des promoteurs ». La Centrale de Création Urbaine - qui est une association - a engagé de sa propre initiative des études (*)(il ne leur sera versé aucune indemnité).
A l’heure actuelle, il n’a pas été fait appel à un prestataire.
Le mois prochain se tiendra une réunion publique pour présenter les orientations du projet ; il sera ensuite procédé à un appel de candidatures ; des réunions publiques sont prévues ultérieurement avec présentation des avants-projets.
(*) C'est cette association qui a mis sur You tube des scenarii possibles d'aménagement des Plains Champs, vidéos qui ont été retirées par la suite (cf certains des commentaires précédents).

La Mairie vient d'annoncer que la réunion publique d'information et de concertation organisée sur le projet d'aménagement du site des Plains Champs se déroulera lundi le 4 avril dans la salle Saint-Saens. Nous aurons l'occasion d'en faire un compte-rendu détaillé.

A 19h, la réunion, histoire que tout le monde soit présent ...

Il sera intéressant de voir quel projet sera présenté. Celui dévoilé par le site Louveciennes.com ? Le maire semble très mal à l'aise sur ce dossier à tel point qu'il aurait déposé plainte contre l'opposition !!! Vive la démocratie !

Avez-vous prévu un compte rendu de la soirée d'hier? Nous l'attendons avec impatience! Merci.

Réunion publique du 4 avril 2011 consacrée à l’urbanisation des Plains-Champs

Conformément aux engagements pris, la mairie a organisé une réunion publique relative à l’urbanisation des terrains des Plains Champs lundi 4 avril 2011 en salle Saint-Saëns à 19 h 00.
Un peu plus de 120 personnes ont participé à la réunion ; en plus du site de la mairie qui a informé sur cette réunion, « Osons » et « Louveciennes-Ensemble » ont également appelé les habitants à y participer.

La réunion d’une durée de près de deux heures s’est déroulée selon les séquences suivantes : introduction par Anne-Laure Pozzo-Deschanel, maire-adjoint chargé de l’Urbanisme, présentation d’un film d’animation en 3 D sur le projet commenté par Hervé Jobbé-Duval, Président de la Centrale de création urbaine (CCU), questions de la salle auxquelles ont répondu le maire, André Vanhollebeke, Anne-Laure Pozzo Deschanel et Hervé Jobbé-Duval. En conclusion de la réunion Anne Laure Pozzo-Deschanel a informé sur les suites de la concertation.

Cette première réunion s’est révélée instructive dans la mesure où l’animation 3 D a permis de mieux appréhender, de mieux visualiser le projet.

Le débat avec le public a montré qu’il n’y avait pas vraiment à ce stade d’opposition frontale à l’opération. Certes des regrets ont été exprimés. Malgré quelques poussées d’adrénaline, le débat fut dans l’ensemble plutôt civilisé. Les résidents des maisons individuelles, riverains du projet, et par conséquent directement concernés, ont obtenu un certain nombre de garanties notamment le « cantonnement » du nouvel ensemble immobilier séparé des maisons individuelles par la création d’une ceinture verte.

Les grandes lignes du projet

En ouverture, Anne-Laure Pozzo-Deschanel a tenu à rappeler les décisions prises lors du la séance du conseil municipal de 16 décembre 2010. (Nous en avons largement parlé dans notre article du 21 décembre 2010 « L’urbanisation des Plains Champs sur les rails »). Sur le terrain appartenant à la commune (ex terrain de football) de 2,8 hectares, il est prévu de construire un ensemble de 150 logements dont 40 % de logements sociaux avec une offre privilégiée de petites logements pour combler le déficit actuel de ce type de logement à Louveciennes ; sont également prévus des commerces et envisagés une pépinière d’entreprises, une crèche. La desserte se fera à partir de la RN 186. Une superficie significative sera consacrée aux espaces verts, les places de stationnement seront en nombre suffisant et majoritairement en sous-sol, les arbres d’alignement sur la RN 186 seront préservés.

Anne-Laure Pozzo-Deschanel a justifié la procédure utilisée (« le projet urbain » qui permet le partenariat public/privé pour la réalisation d’opérations d’aménagement) et le recours à la Centrale de création urbaine (CCU), organisme très expérimenté.

Elle a ajouté que la municipalité voulait faire des Plains Champs « une opération exemplaire, avec une bonne intégration au site et une bonne organisation spatiale. La simulation urbaine présentée ce soir ne constitue pas un projet abouti, c’est la présentation d’un concept, point de départ de nos réflexions ». Dans la simulation on aura notamment pris en compte les contraintes de voisinage, l’accès direct aux transports, un stationnement suffisant.

Carte de visite de la Centrale de création urbaine (CCU)

Hervé Jobbé-Duval, en introduction de son film d’animation de 20 minutes a présenté la Centrale de création urbaine (CCU) dont il est le Président.
La CCU, créée en 2004, sous forme d’association, se définit comme « une plateforme collaborative qui réunit les opérateurs immobiliers du secteur public et du secteur privé, pour proposer aux collectivités une nouvelle méthode de partenariat public- privé pour le montage et le financement de projets urbains complexes aux seuls risques financiers des opérateurs. »
Parmi ses principales références on citera des projets dans
les villes de Limeil-Brévannes (94), Nogent-sur-Marne (94)
et Vaujours (93).
Hervé Jobbé-Duval a également indiqué que la CCU n’est ni promoteur, ni architecte, que le coût des études sera assumé par les promoteurs, c’est la CCU qui supportera les risques si l’opération ne se fait pas.
Il a souligné que les premiers contacts avec la mairie de Louveciennes ont eu lieu en mai/juin 2010, des discussions sérieuses se sont déroulées en novembre/décembre 2010.
« Nous n’avons ni mandat, ni contrat. Nous sommes des professionnels dont la mission est de fédérer la population, la ville, les promoteurs. Si ça marche tant mieux, si ça ne marche pas, tant pis. » et d’ajouter « Si la population participe à la concertation, il y aura nécessairement du consensus. »
La simulation en 3 D

Le film d’animation a permis de mieux visualiser le projet, encore que pour porter un jugement plus solide il faudrait le revoir à plusieurs reprises.
Sur le terrain de 2,8 hectares, l’ensemble immobilier sera situé à une cinquantaine de mètres de la RN, orienté plein sud. Une dalle au niveau de la RN 186 permettra l’accessibilité à un parking public de 150 places. La densité du bâti paraît forte. Vraisemblablement un effet d’optique puisque l’emprise au sol du bâti ne sera en fait que de 22 %. La simulation proposée nous donne souvent l’impression d’un empilement de briques de Lego. La qualité architecturale n’est guère perceptible, la CCU ne se prétend d’ailleurs pas architecte. Un gros travail dans ce domaine sera nécessaire pour ne pas dénaturer le site.

Questions et réponses

Pourquoi ne pas voir attendu la finalisation du PLU pour entamer cette opération ?

Anne-Laure Pozzo-Deschanel rappelle que la même inquiétude s’était faite jour à propos de l’aménagement de la place de l’église qui est maintenant appréciée. La réflexion de fond avait été faite dans le cadre du PADD (2ème phase du PLU) qui avait identifié ce terrain comme une « zone à enjeux » ; « il vaut mieux travailler concrètement sur un projet précis, la réglementation en découlera… La réflexion se fait parallèlement avec celle du PLU»

A-t-on songé aux écoles et aux places de crèches ?

Pour les écoles, pas de problèmes puisque les équipements actuels sont suffisants ; la possibilité d’une crèche est à étudier.

A-t-on prévu une bonne insonorisation du côté de la RN 186 ?

« Les promoteurs savent faire » selon Anne-Laure Pozzo-Deschanel (l’exemple de la Croix de Marly a été cité).

Quels seront les moyens de transports et les possibilités de stationnement ? (inquiétudes exprimées par des habitants actuels des maisons des Plains Champs qui craignent une augmentation insoutenable de la circulation.)

Le maire indique que la liaison actuelle de Louveciennes avec Saint Germain et Versailles sera développée « il y aura davantage de rotations ». On prévoit également une navette pour desservir les établissements scolaires et la gare de Louveciennes. Quant au stationnement, 400 places sont prévues dont 150 places publiques.

Quel sera l’apport en population ?

Selon Hervé Jobbé-Duval, « 150 logements nous donnera un petit 400 habitants ». Il évoque également l’alternative souhaité par certains de faire des maisons individuelles dans le prolongement de ce qui existe. On pourrait construire sur le terrain 60 maisons ce qui aurait fait 200 habitants supplémentaires, mais cette option n’entre pas dans les objectifs voulus par la municipalité (logements de petite taille, logements sociaux…).

Comment pourront vivre les commerces prévus ?

Selon Hervé Jobbé-Duval, connectés à la RN 186, ils seront visibles et pourront drainer une clientèle plus large que les seuls habitants de l’ensemble immobilier.

Pourquoi des logements sociaux à cet endroit ?

Le maire a rappelé qu’il existait à Louveciennes 12 sites comportant des logements sociaux, que par ailleurs 46 % de la population actuelle était éligible à des logements sociaux. « La loi SRU nous oblige à construire 300 logement sociaux (pour atteindre les 20 %). Comme je ne veux pas déséquilibrer la sociologie de Louveciennes, il est également prévu de l’accession ; dans ces conditions la population de Louveciennes passera de 7 400 à 9 000 habitants dans un horizon de 15/20 ans. ».

Comment être sûr que ces logements sociaux profiteront à des Louveciennois ?

Le maire précise que la Croix de Marly (Les Rougemonts), « nous avons pu favoriser 50 % des droits d’attribution». Pour une nouvelle opération, comme celle des Plains Champs nous espérons obtenir un pourcentage analogue.

Quelle sera la hauteur des immeubles ?

De l’ordre de 12 mètres (R+3), 16 mètres avec des maisons sur les toits.

Quelle évolution pour la RN 186 ?

Le maire a indiqué que dans « les contacts avec la Direction départementale des territoires (ex DDE), la RN 186 deviendra à terme « un boulevard urbain » (à l’heure actuelle, cet axe connaît 50 000 passages par jour avec de longs cortèges de camions et tant que les blocages de diverses sortes existeront pour refuser le bouclage de la Francilienne et la construction du tunnel PL de Rueil vers Rocquencourt, la situation risque de ne pas changer – Commentaire de la rédaction)

Fin de séance

Anne-Laure Pozzo-Deschanel annonce que le projet sera examiné en Commission d’urbanisme ; il est également prévu que les Louveciennois intéressés puissent s’inscrire à un Atelier thématique (après les vacances d’avril) ; une adresse e mail a été ouverte et permettra de recueillir les remarques :
projeturbain@mairie-louveciennes.fr
Enfin dans les jours qui viennent, le film d’animation sera visible sur le site de la mairie.

La rédaction/FK

La "simulation urbaine" des Plains Champs a été mise en ligne à l'adresse suivante :
http://louveciennes.ccufrance.com/

Au cours de la séance du conseil municipal du 7 avril 2011, Pascal Leprêtre, au nom du groupe « Louveciennes Ensemble/PS », s’est interrogé sur les modalités de l’intervention de M. Jobbé-Duval et de son association « La Centrale de création urbaine » (CCU) très liée à des promoteurs. Il n’y a pas eu de mise en concurrence. Pour Anne-Laure Pozzo-Deschanel la procédure retenue paraît la plus pertinente. Pascal Leprêtre informe également le conseil que « Louveciennes Ensemble » fait l’objet d’une plainte de la part de M. Jobbé-Duval qui lui reproche d’avoir mis sur You Tube une vidéo datant de mars 2010 et illustrant le projet, vidéo qui figurait d’ailleurs sur le site accessible au public de la CCU. A cette occasion on a également appris que la CCU estime déjà avoir investi en frais d’étude sur le projet 100 000 euros.

La rédaction

Ce qui m'inquiète dans ce projet, c'est l'inévitable flux automobiles qui va se créer entre les Plains Champs et le centre du village/gare. La Rue de la Princesse, qui n'avait pas besoin de cela, va être engorgée. Idem pour la rue du Général Leclerc. La notion de ville "courte distance" me semble un peu oubliée...

Le PADD est basé sur un ensemble de concepts tels que « ville courte distance », « rééquilibrage habitants-emplois », « persistance d’une vie de village », « densification de l’habitat diffus », « requalification du cœur du village », « développement des réseaux de transport doux », « mise en place de liaisons douces », « protection et gestion des espaces non bâtis »,…

Le projet actuellement envisagé sur la zone des Plains Champs ne répond à aucun de ces critères. Il ne s’en trouve pas pour autant disqualifié. Il obéit simplement à des objectifs différents de ceux du PADD.
Une des objections la plus souvent avancée concerne le stationnement en ville, et plus particulièrement, à la gare des 300 voitures que génèrerait cette opération. La solution proposée consiste à créer un réseau de navettes. Je rappellerai que la gare est desservie par cinquante trains dans chaque sens. On imagine aisément la noria de minibus nécessaire à ce service. Le cout d’une telle solution serait astronomique. Ainsi l’opération envisagée sur la zone de l’ancien stade entraine des problèmes de stationnement en ville et à la gare qui, en l’état, ne sont pas résolus.

Bonjour,

Le compte rendu de la réunion aurait pu faire l'objet d'un article ? Ça commence être difficile de suivre les commentaires !

"Le débat avec le public a montré qu’il n’y avait pas vraiment à ce stade d’opposition frontale à l’opération"

Rester poli et courtois ne veut pas dire que l'on est d'accord. Il n'y a pas eu de vote. La CCU et le maire ont donné les informations qu'ils ont bien voulu donner. Il ne faut pas se leurrer, cette réunion est purement formelle.

De toutes manière le projet est sans doute déjà bouclé vu que la CCU est loin d'être une organisation de bienfaisance. Il suffit de regarder ses membres sur wikipédia.

J'ai remarqué quand même quelles incohérences :
- On parle de petits logements pour jeunes couples. Sachant l'activité principale d'un jeune couple est de se reproduire ! Une fois qu'ils ont un enfant ou deux, ils deviennent quoi ?
- On a vu une jolie navette pour l'école, mais voir la remarques ci-dessus. Et ce n'est pas une navette de 10 places qu'il faudra pour transporter tous le monde vers la gare...
- Aucune étude de l'impact du chantier et des constructions sur l'environnement, pourtant ça devrait être fait en amont, pour pouvoir dimensionner le projet.

Atelier thématique relative aux « Plains Champs »

Une trentaine de personnes se sont retrouvées à la mairie mercredi 4 mai 2011 dans le cadre d’un « Atelier thématique » n° 1 consacré à l’examen du projet urbain des Plains Champs.
La séance était animée par Hervé Jobbé-Duval, directeur de la Centrale de création urbaine (CCU), entouré de 3 collaborateurs.
Attaqué d’emblée par des intervenants qui reprochait son mode de désignation et l’absence de mise en concurrence, Hervé Jobbé-Duval a rappelé que son métier était celui de la syndication. Il n’est mandaté ni par la ville, ni par les promoteurs. « Nous vous proposons un outil. » Il faut savoir réunir les meilleurs spécialistes (les promoteurs retenus après appel d’offres ne seront pas nécessairement ceux qui actuellement adhèrent à la CCU). « La ville est toujours décideur en dernier ressort. » (1)
Au cours de la réunion, Hervé Jobbé-Duval a présenté de nouvelles vues du plan masse, un calendrier et les premières réflexions sur les données financières.
Tout au long de la réunion qui a duré trois heures, les oppositions ont été nombreuses, plus véhémentes que lors de la réunion publique, les riverains étaient surreprésentés dans le groupe.
La principale opposition est venue cependant d’une architecte exerçant à Louveciennes (2) qui a contesté la procédure adoptée (l’assistance à la maîtrise d’ouvrage – AMO - lui paraissant plus adaptée pour gérer un tel projet), elle a également estimé que « le temps de maturation » était insuffisant puisque les permis de construire seraient déposés avant la fin de l’année ; sur le projet lui-même, elle a critiqué le fait qu’on n’utilisait pas au mieux les caractéristiques du terrain ce qui se traduisait pour elle par une mauvaise intégration dans le paysage (« Louveciennes a toujours tourné le dos à la RN 186 »), les commerces risquaient d’être trop voyants, la place publique de stationnement trop proche de la route,…
A côté de réflexions souvent intéressantes, l’architecte a également fait preuve à ce qui ressemblait à une animosité personnelle envers M. Jobbé-Duval, l’atmosphère a été rendue parfois inutilement stressante. Dommage.
Les autres oppositions sont venues des riverains. Leur représentant (au nom de 33 riverains) a indiqué qu’il étaient contre le projet (« on n’en veut pas ») sans véritablement proposer d’alternative, les autres objections portaient sur la hauteur des immeubles, les questions de circulation (« pas de route traversante » de la RN 186 au chemin de Prunay), la présence dans le secteur de nombreux autres logements sociaux, des risques de délinquance.. ; tous exprimaient quelque part leur grand regret de voir modifié substantiellement un environnement qui leur semblait protégé.
Sur la question de la densité de ce quartier qui constitue un des principaux reproches, il a été indiqué que le Cos correspond à celui de Dauphine et qu’à la Croix de Marly – opération qui semble à tous particulièrement réussie – la densité est plus forte puisqu’on a 57 logements sur ½ hectare.
Les premiers paramètres financiers ont été présentés sur la base de 13 500 m2 de logements, 3 000 m2 de bureaux et 2 000 m2 de commerce. On a ainsi appris que le coût des équipements publics est estimé à 11,3 M€ (dont 1,3 M€ pour l’aménagement de la RN186, 2,1 M€ pour les places publiques de stationnement, 1,3 M€ pour le mail piétonnier, 1,4 M€ pour les espaces vert, 1,4 M€ pour la crèche.. ) ce qui rapporté à la surface constructible (Shon) donne entre 500 €/600 € le m2. En tenant compte de l’état du marché, il a été estimé que les prix de vente de la charge foncière pourrait se situer entre 700 et 1 000 € suivant la nature de l’immobilier (plus faible dans le cas de bureaux, plus élevé dans le cas de la promotion privée de logements). Des arbitrages seront à faire. La marge dégagée pour la ville (entre 200 et 500 € le m2) pourrait ainsi s’élever entre 3,7 M€ et 9,2 M€.

Une nouvelle réunion de l’Atelier est prévue avant les vacances. Seront présentées quelques variantes au plan masse (réduction de la hauteur des immeubles d’un étage, déport de la place publique de stationnement,….) L’hypothèse d’une contre-allée, parallèle à la RN186, ne sera pas envisagée car elle fait l’objet d’une opposition de la part des services de l’Etat.

________
(1) Interrogé sur la rémunération de la CCU pour le travail fourni, et qui sera payée par les promoteurs, Hervé Jobbé Duval a indiqué que si le projet se réalise, elle serait de l’ordre de 500 000 € soit environ 36 € par m2 de Shon, montant inférieur à ce qui serait demandé dans le cadre de l’assistance à maitrise d’ouvrage.
(2) AARC B Bosco (Architectur Amenagement Recherche Conception Brigite Bosco)

Bonjour,

Mme Bosco est restée centré sur des aspects techniques, même si elle a mis en défaut le travail de la CCU et de son représentant. Je n'ai rien entendu de personnel dans ces remarques.

La densité de 0,65 est intéressante, dans le cadre de Dauphine on est en centre village avec des densités plus fortes autour, de l'ordre de 1 ou 1,25.

La croix de marly, ne fait 0,5 hectare, mais les 3 parcelles qui la constitue font (2400 + 1657 + 6101 = 10158 m2) donc un hectare. (voir sur cadastre.gouv.fr). Il n'y a aucun espaces vert public et ce sont uniquement des logements sociaux.

Vous pouvez faire l'exercice suivant sur un plan (Google map), c'est de reporter la parcelle de la croix de marly sur le terrain de foot des Plains champs. La surface exacte de la parcelle est 26300 m2 + 2543 m2.

Il est donc difficile de comparer tous ces chiffres dont on ne connait pas le détail en terme de répartition (garage, habitation, parties communes, bureau, commerce,...). C'est comme, comparer des choux-fleurs avec des serviettes juste en fonction du prix.

"Interrogé sur la rémunération de la CCU pour le travail fourni, et qui sera payée par les promoteurs, Hervé Jobbé Duval a indiqué que si le projet se réalise, elle serait de l’ordre de 500 000 € soit environ 36 € par m2 de Shon, montant inférieur à ce qui serait demandé dans le cadre de l’assistance à maitrise d’ouvrage. "

C'est là le cœur du problème, ce monsieur et les divers société dont il dispose ( voir sur societe .com) seront rémunérés en fonction du nombre de m2 vendu à la fin. Il va donc nécessairement privilégier la quantité au détriment la qualité. De plus, le périmètre de la prestation de la CCU n'est absolument pas déterminé dans le temps, ni dans l'espace, ce qui inconcevable si on veut travailler correctement.

Bonjour,

Qu'en est-il de la réunion thématique du mercredi 18 mai qui devait avoir lieu à la Mairie? Merci.

Atelier thématique relative aux « Plains Champs »
Deuxième séance – mercredi 18 mai 2011

Comme convenu à l’issue de la première séance, Hervé Jobbé-Duval, directeur de la Centrale de création urbaine (CCU), et ses collaborateurs ont présenté trois « simulations alternatives » au projet initial de plan-masse (visible sur le site internet de la mairie).

Ces variantes ont été construites sur les mêmes bases que le plan initial à savoir : 150 logements dont 40 % de logements sociaux, 18 500 m2 de surfaces constructibles (Shon) dont 13 500 m2 pour les logements, 3 000 m2 pour les bureaux et 2 000 m2 de commerce sans oublier 10 200 m2 de parc et jardins. L’accessibilité aux bureaux et aux commerces, leur besoin de visibilité ont conduit à prévoir un grand parking public au niveau de la RN 186.
Ces paramètres relèvent des choix de l’équipe municipale.

Dans le projet initial, l’entrée et la sortie se fait depuis la RN 186 (carrefour à feux) et donne sur des parkings à deux niveaux, les bâtiments sont majoritairement implantés dans le sens du coteau (parallèlement à la RN) avec des vues orientées vers la Seine ; les hauteurs sont respectivement des R+2 avec combles, R+2 et R + 3 avec des maisons sur le toit.

La deuxième proposition consiste à orienter les vues des bâtiments dans un sens est/ouest.

La troisième consiste à déporter la place vers l’intérieur, la place étant fermée sur elle-même, avec « la création d’une avancée commerciale raccordée sur la RN avec du parking en surface pour effet de vitrine »

La quatrième se traduit par une baisse de l’altimétrie générale, l’entrée du parking (à un niveau) par la RN se faisant à l’extrémité du terrain (dans la descente vers Le Port-Marly), l’orientation restant toujours est/ouest avec des vues sur la Défense. Lors de la discussion, c’est cette variante qui a été préférée aux autres.

Après cette présentation qui correspondait à la commande municipale (« elle a nécessité 15 jours de travail de la part d’une équipe de 4 personnes » selon Hervé Jobbé-Duval), il a été procédé à un tour de table. L’idée était excellente pour plusieurs raisons. Ce tour de table a permis de calmer les deux personnes qui sur le mode hystérique ont d’entrée tendu l’atmosphère, il a évité que certaines personnes ne monopolisent le débat, il a enrichi la réflexion et donné l’occasion de bien situer la qualité des intervenants (riverains/non riverains, conseillers municipaux,…).

Les riverains ont continué à exprimer leur inquiétude de voir ainsi bouleversé leur environnement ; ils ont parlé plus volontiers de « cité » que de « nouveau quartier », de « véritable trouble de jouissance », qualifié l’intégration au paysage de « monstrueuse »,...

Plus concrètement, ils sont vent debout contre la proposition de créer une voie dédiée à une navette qui serait branchée sur le chemin de Prunay. Ils veulent également qu’on diminue la densité en faisant valoir qu’une urbanisation des terrains de l’autre côté de la RN est prévue.

Parmi les principales critiques on relèvera : les problèmes de circulation que risque d’engendrer l’afflux de voitures rendant problématique les déplacements dans la commune et le stationnement à la gare, l’absence d’une vision architecturale (la médiocrité du bâti visible sur les simulations, même s’il ne s’agit pas de véritables propositions architecturales, ont produit un effet très négatif), l’ensemble ne correspond pas à « l’esprit de Louveciennes », l’interrogation sur la viabilité des commerces en l’absence d’études précises, …
Les « maisons sur le toit» ont suscité une opposition quasi-unanime. L’un des participants pense qu’il s’agit d’un « leurre » qui ne devrait pas être retenu in fine ce qui permettra ainsi de faire passer l’essentiel du projet.

D’autres voix se sont déclarées favorables au projet notamment en raison de la place faite aux logements sociaux (selon Marianne Merlino, maire-adjoint, 180 familles sont en liste d’attente à Louveciennes), un représentant du bailleur social 3F, très présent dans la commune, et notamment propriétaire des Angelards tout proche, s’est employé à démontrer qu’il travaillait « en partenariat avec les élus locaux ».

Sur la question de la navette, Marianne Merlino et Anne-Laure Pozzo-Deschanel, maire adjoint, chargé de l’urbanisme, ont souligné que ce quartier doit être relié, désenclavé et que la navette correspond à l’intérêt général (sur ce point ils sont appuyés par Jean-Marie Piduch, conseiller municipal d’opposition – PS).

On verra dans les semaines à venir si la concertation peut encore faire évoluer le projet.
Il appartiendra ensuite au maire et à sa majorité municipale - qui ont la légitimité démocratique - de prendre leur responsabilité ; des riverains ont cependant laissé entendre qu’ils pourraient déposer un recours contre le projet.

La rédaction

Il faut noter la participation record d'une dizaine conseillés municipaux ! La présence du bailleur social n'était guère spontanée.

Le principale reproche que j'ai noté c'est surtout l'absence d'études préalable sur la circulation, l'hydrologie.

Atelier thématique n° 3 du 22 juin 2011

La troisième réunion de concertation (sous forme d’atelier) sur les Plains Champs s’est tenue mercredi 22 juin ; elle réunissait un peu moins de 40 personnes (riverains, conseillers municipaux, Louveciennois intéressés par le devenir de la commune…).

En introduction, Anne-Laure Pozzo-Deschanel, maire-adjoint chargé de l’Urbanisme, a rappelé que « la Centrale de création urbaine – CCU - est la structure qui nous accompagne sur ce projet ». Des variantes seront présentées sur la base de « la simulation 4 » en tenant compte :
- des pistes de réflexion émises lors des derniers ateliers,
- des arbitrages de la commune,
- des études complémentaires réalisées (transports, hydrologie,…).
« L’objectif est d’aboutir à un consensus de simulation urbaine, outil de base à la consultation auprès des promoteurs/architectes en vue de commercialiser le terrain. »

Par rapport à la version précédente :
- la pépinière d’entreprise (1 500 m2) a été enlevée soit 8 % de l’ensemble du programme ;
- une crèche est prévue par reconversion du club sportif et de la maison du gardien.

Le projet porte maintenant sur un total Shon de 17 000 m2 se décomposant de la manière suivante :

- 1 500 m2 de bureaux,
- 2 000 m2 de commerces,
- 13 500 m2 de logements sociaux et privés (soit de l’ordre de 150 logements).

Hervé Jobbé-Duval (Président de la CCU) « Nous avons compris que vous souhaitez l’abaissement de la volumétrie. Et plus de maisons de villes et moins de logements en résidences (maison de ville de l’ordre de 100 m2, appartements de l’ordre de 80 m2 en moyenne)…Les résidences seront généralement des R+2 « avec quelques émergences ».

Des études complémentaires ont été menées : avec Veolia, pour étudier les conditions de l’extension de la ligne de bus existante (la navette petit gabarit) entre la gare Sncf et le hameau de la Ferme en passant par les Plains Champs, avec la Sevesc pour l’étude des réseaux d’eau (bassin de rétention à créer, 500 mètres de réseaux pour les eaux usées,…), avec Aximum et la Direction des routes de l’Ile-de-France pour une étude sur la circulation et les voiries (essentiellement impact sur la RN186).

Un partenariat a également été noué avec H4, société appartenant à 100 % à Edf, pout une analyse bioclimatique.

Deux simulations (« visites virtuelles »), en films vidéo de 6 minutes, ont été présentées. Dans les simulations, des vues sont proposées prenant pour référence architecturale la Croix de Marly ce qui donne dans le langage imagé de Hervé Jobbé-Duval « du Louveciennes, pur porc ».

« du Louveciennes, pur porc ». Et bien il peut se le garder son travail de cochon !

De toutes maniéres, une fois que le maire aura signé la convention. Il fera ce qu'il veut, il suffit de regarder sur ce qui c'est passé à Vaujour :

"Un nouvel épisode dans la bataille autour de la ZAC du Vert-Pays à Vaujours. Et il est à l'avantage du maire DVD, Dominique Bailly. Le tribunal administratif de Montreuil a en effet résilié le traité de concession qui liait la ville à l'aménageur, Maîtrises d'ouvrage et associés (MOA). Résultat : ce projet d'aménagement — qui prévoit notamment la construction de 800 logements et d'une école — est plus que jamais en suspens. « Il va falloir trouver un nouvel aménageur, et le projet sera sans doute modifié. Dominique Bailly souhaite quelque chose de moins dense, et veut organiser une vraie concertation », indiquait vendredi l'un de ses collaborateurs. Dominique Bailly a en effet hérité cette ZAC de son prédécesseur, Michel Duhau (UMP), et n'a jamais caché ses réserves à l'égard du projet. Devant le tribunal administratif, la commune a invoqué le fait que l'aménageur devait fournir une garantie bancaire et qu'il ne l'a pas fait. « Nous n'allions pas fournir de garantie pour un projet de 20 millions d'euros, alors que nous savions que le projet allait être modifié », rétorque Hervé Jobbe-Duval, président de MAO. Ce dernier a annoncé son intention de faire appel. La procédure pourrait durer encore de longs mois. Le projet initial de ZAC portait sur un territoire de plus de 19 ha, sur les secteurs des Quatre-Noyers, du Préaux- Saules et des Marlières. "

http://www.leparisien.fr/abo-seine-saint-denis/victoire-du-maire-contre-l-amenageur-du-vert-pays-17-02-2010-818983.php

Atelier thématique n° 3 du 22 juin 2011 (suite 1)

Le débat a été assez vif, avec quelques montées d’adrénaline à la limite de l’hystérie. La distance séparant le nouvel ensemble immobilier et les maisons individuelles a été le premier point de friction, Hervé Jobbé-Duval parlant d’une distance de « 45 mètres des limites parcellaires par rapport aux limites des jardins (des maisons existantes)». L’un des riverains intervient pour dire que la séparation « n’est pas un grand parc, mais un couloir, c’est quelque part trompeur, les constructions avancent énormément… ». Selon Hervé Jobbé-Duval « la butte va être paysagée à votre avantage ».
Si les riverains se sont faits, semble-t-il, à l’idée d’un projet immobilier sur le terrain, ils contestent toujours sa forte densité. « Ce qui nous affole, c’est cette densité », « la concentration est trop forte, visiblement vous avez fait un effort d’habillage,… » , « on fait des vœux et vous ne les entendez pas ». Anne-Laure Pozzo-Deschanel répond que « dans la concertation, il y a de l’arbitrage, le projet n’est pas aussi dense que la Croix de Marly, qui est considéré comme une réussite, les Angelards…. » Les riverains suggèrent aussi de tenir compte de l’urbanisation projetée de l’autre côté de la RN 186 (de l’ordre de 80 à 100 logements).
« Pourquoi s’obstiner à faire 150 logements ? », est la question rituelle des riverains. Anne-Laure Pozzo-Deschanel : « nous partons d’une Shon pour les logements de 13 500 m2 ; on pourrait faire 100 maisons ou 200 studios, nous prenons un chiffre moyen, il faut bien se fixer un programme. Attendons de voir les résultats de l’appel d’offres. ». A ce stade, Marianne Merlino, maire –adjoint, chargé des Affaires sociales, intervient pour dire que le besoin qui se manifeste à Louveciennes est majoritairement des deux pièces. Hervé Jobbé-Duval complète en disant que « la programmation de logements sociaux est essentiellement un choix politique (nombre de logements, nombre de pièces, taille…).

Atelier thématique n° 3 du 22 juin 2011 (suite 2)

Madame Bosco, architecte, qui était beaucoup intervenue, d’une manière très critique, lors du premier Atelier, a relevé certains progrès notamment le fait qu’on ait diminué le niveau de la place de stationnement (et qu’on maintienne la butte et les arbres le long de la RN 186). Elle se demande néanmoins ce qui justifie des commerces. Hervé Jobbé-Duval indique que la réponse sera donnée par les investisseurs. « Toutes les études ne donnent rien. A ce stade, cela ne sert à rien. C’est le promoteur des commerces dont le métier est d’investir (prix, programmation…), celui qui prend les risques, qui pourra nous faire des propositions. Tout le reste c’est du vent …. ». Madame Bosco estime également qu’ « on ne voit pas les connexions avec les alentours, il serait intéressant de voir le fonctionnement des voies de circulation. »

Jean-Marie Piduch (conseiller municipal, PS) fait une proposition : celle d’y fixer une école primaire à la place de l’école Doumer qui pourrait être convertie en logements (sociaux dans son esprit). Cela favoriserait selon lui la « ville courte distance ». On lui a opposé deux arguments : les écoles actuelles sont en surcapacité et le coût d’une école est de l’ordre de 3 à 4 millions d’euros. On apprend que le ratio est d’une école pour 400 habitants.

En conclusion de la réunion, les étapes suivantes sont rappelées :

- envoi des dossiers de candidatures (« mise en concurrence large la plus large possible »),
- examen des dossiers de candidature (du 24 juin au 8 juillet) avec une commission de présélection le 8 juillet,
- « test immobilier » entre le 18 juillet et le mois d’octobre,
- sélection des « partenaires » (opérateurs/architectes) en octobre 2011 (un opérateur commerce, un opérateur bureaux, 2 opérateurs de logements privés, un ou deux opérateurs de logements sociaux,…).

La prochaine réunion se fera sous forme de réunion publique en octobre 2011.

Pour en savoir plus : voir le site de la mairie.

NB Le CR de cet Atelier thématique a "disparu" des commentaires pour des raisons techniques liées à notre hébergeur. Il était vraisemblablement trop long d'où son découpage en trois. Veuillez nous excuser pour ce désagrément.


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