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10 juillet 2014

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La Communauté de Bougival en grand danger

La communauté de Bougival, emblématique du mouvement Emmaüs, fondée par l’Abbé Pierre en 1954 va-t-elle devoir remettre à la rue les 120 compagnes et compagnons qu’elle héberge ?
Car telle est la question qui se pose à ce jour à cette association ; un projet dit de circulation douce va amputer les parkings qui font vivre cette association. Sans concertation aucune, par hasard, les responsables ont découvert que la mairie de Port-Marly se saisissait purement et simplement des parkings qui pourtant ont toujours appartenus à Emmaüs.
Implantée sur l’ile de la loge, l’idée d’une piste cyclable a germé dans la tête des élus. Loin d’être opposé a ce projet, Emmaüs Bougival aurait souhaité être informé de la mise en route de ce projet.
La mairie n’a pourtant pas souhaité les inviter à une réunion publique d’information qui a été organisée en deux jours et qui s’est tenue sans que jamais Emmaüs ne soit mis au courant.
Le déplacement des péniches devant la communauté, l’arasage des places de parking vont contraindre cette communauté à fermer.
Au-delà du coût d’un tel réaménagement, (qui suscite question sur la notion de priorité), force est de reconnaitre que dans les quartiers huppés du 78, cette communauté est ressentie comme un furoncle dans la très bucolique Ile de la loge.
Est-ce qu’un projet d’un tel coût, pour trois kilomètres de pistes cyclable, vaut la fermeture d’une organisation qui chaque jour fait preuve de solidarité envers les plus démunis ?
Qui va prendre en charge les compagnes et compagnons, qui va les remplacer dans le rôle recyclage et récupération où ils sont passé maitres, qui va financer les trois SOS familles dont deux sur le 78 qui évitent aux familles surendettées de sombrer, qui va soutenir les associations tant au local qu’à l’international ?
Certainement pas le Conseil régional et le Conseil général co-financeur de ce projet qui injecte dans cette opération plus de 3 millions d’euros sans compter les frais de déplacement des péniches pris en charge par l’argent public (qui n’apparaissent dans aucun budget).
Le budget manque de clarté, la réalisation prévue reste tout aussi flou. La seule certitude c’est bien qu’ Emmaus devrait céder ces terrains, entrainant sa fermeture. En effet, les communautés vivent sans aucunes subventions et les compagnons ne sont pas assujettis aux minima sociaux.
C’est sa fierté et c’est aussi cette liberté qui dénote dans l’espace public.
Visiblement, ni le Conseil général, ni le Conseil régional, les deux financeurs de cette opération ne se sont posé la question du devenir de cette communauté.
Les recours vont être déposés. Cela suffira-il ? Certainement pas. La mobilisation de tous est nécessaire et urgente.
Il faut qu’un arbitrage est lieu ; la particularité, l’antériorité, le rôle social et humain d’Emmaüs doivent absolument être opposés aux logiques de subventionnement et de gâchis de l’argent public en une période ou il est demandé à tous de faire des efforts d’économie budgétaires.

Daniel Houzé de l’Aulnoit
Président Emmaüs Le Port-Marly, Bougival, Nanterre, Chatou

Concertation entre Emmaüs et la Mairie de Port Marly

Une réunion de concertation a eu lieu le 10 novembre 2014 ente le maire de Port Marly, Mme Gorgues, et un responsable d’Emmaüs, Jacquy Conderolle, en présence de Pierre Lequiller, député mais également VP du conseil général des Yvelines.
Emmaüs a déclaré n’avoir aucune objection au projet de passerelle et de parc paysagé ; en revanche, il y a des réticences devant un déplacement de péniches en face de la communauté.
A ce jour, il existe de gros problèmes de stationnement pour les visiteurs d'Emmaüs pour se garer. La piste « Circulation Douce » amplifiera ces difficultés. D’où la nécessité de trouver une solution de compensation pour la perte des places de parking. Il est nécessaire d’élaborer un diagnostic technique.
Il est convenu à la fin de la réunion, selon Emmaüs : « on désamorce le conflit, on apaise les tensions immédiatement, on renoue des liens respectueux et surtout on s'informe et se tient au courant. »
Emmaüs est viscéralement attaché à ce lieu, sur l'Ile de la Loge car il est porteur d'histoire et rattaché à l'image de son fondateur, l'Abbé Pierre en 54.
Madame Le Maire confirme qu'elle aussi est très attachée à la présence de la communauté sur son territoire et souhaite que toutes les ambigüités soient levées.
(Ces informations émanent d’Emmaüs ; elles sont développées sur le site Facebook d’Emmaüs).

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